Lendosphere - Examen des risques et des rendements
Lendosphere - Taux de retour et de perte
Échéance de l'investissement
Lendosphere – Statistiques de la plateforme 2026
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investisseurs
Lendosphere – Avantages et inconvénients
À propos de Lendosphere
Lendosphere est une plateforme française de financement participatif qui prête l'argent des épargnants à des projets d'énergies renouvelables — parcs solaires, parcs éoliens, installations de biogaz et réseaux de chaleur — ainsi qu'aux entreprises qui les construisent.
Vous pouvez prêter à partir de 50 euros par projet et bénéficiez d’un taux fixe, presque toujours de 7 % par an, avec un remboursement de votre mise sur une durée moyenne de 41 mois. Ce que vous achetez en réalité, c’est une obligation ou un prêt émis par l’entreprise propriétaire du projet ; si cette entreprise ne peut pas payer, Lendosphere n’est qu’un intermédiaire et votre seul recours est une agence de recouvrement.
La plateforme, lancée en 2014, a prêté 465,8 millions d’euros à 809 projets et compte 46 983 membres inscrits. Elle appartient au gestionnaire de fonds parisien 123 Investment Managers et gère désormais une deuxième marque, Lendopolis, au sein de la même société.
Elle est agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’autorité de régulation financière française, en tant que prestataire de services de financement participatif sous le numéro FP-2023-22, délivré le 7 novembre 2023.
Toute personne âgée de plus de 18 ans et disposant d’un compte bancaire en euros peut y adhérer, bien que six des dix opérations lancées fin août 2026 aient été réservées aux personnes résidant dans certains départements français.
Les fonds en attente d’investissement sont conservés chez Lemonway, un prestataire de services de paiement français agréé, séparément des fonds propres de Lendosphere ; toutefois, il n’existe aucune garantie des dépôts ni aucun dispositif d’indemnisation une fois que l’argent a été prêté.
Lendosphere ne facture aucun frais aux investisseurs ; elle est rémunérée par les entreprises porteuses de projets, qui lui versent entre 2 % et 6 % de chaque montant levé, auxquels s’ajoutent des frais de gestion annuels.
Réglementation
Licence / Réglementation: ECSPR PSFP (AMF France), agrément étendu à l'Espagne et au Portugal | Licence FP-2023-22 |
Fonctionnalité
Pour les investisseurs
Lendosphere - Articles
Informations utiles
Lendosphere indique qu'une équipe interne composée de spécialistes financiers, juridiques et techniques examine chaque projet, et publie l'intégralité du dossier contractuel sur la page dédiée à chaque projet. Elle ne publie ni liste de contrôle, ni méthode de notation, ni le nombre de dossiers rejetés, et n'attribue aucune note de risque — contrairement à son concurrent français Enerfip, qui note les projets de A à C. Certains prospectus sont détaillés : un portefeuille solaire de 320 mégawatts précise que 195 mégawatts disposent de terrains réservés mais que les études sont toujours en cours, que 74 mégawatts font l’objet d’une demande de permis de construire et que seuls 34 mégawatts ont obtenu un permis avec un prix convenu. Mais le taux est de 7,00 % dans tous les cas ; le prix ne vous indique donc en rien le type de risque que vous prenez.
Lendosphere a été fondée en 2014 par Laure Verhaeghe, ancienne journaliste spécialisée dans l'environnement qui a travaillé dans le développement éolien, et Amaury Blais, ingénieur ayant travaillé au sein des banques Natixis et BNP Paribas. Tous deux dirigent toujours l’entreprise : Laure Verhaeghe en est la présidente et Amaury Blais le directeur général, aux côtés de Mathieu Rochard. L'équipe compte une quinzaine de personnes. Depuis 2021, l'entreprise appartient à 123 Investment Managers, une société parisienne fondée en 2001 qui gère plus de 4,5 milliards d'euros d'actifs non cotés. En novembre 2024, elle a racheté la plateforme concurrente Lendopolis, et en décembre 2025, les deux entités ont fusionné pour former une seule et même société, Lendocompany, qui exploite désormais les deux sites web sous une licence unique.
Lendosphere publie des mises à jour sur les projets financés et, fait inhabituel, cite sur sa page réglementaire les noms des emprunteurs en difficulté ainsi que les montants impayés. Au-delà de cela, elle ne publie ni politique de suivi ni calendrier de reporting, et les investisseurs sur les forums français se plaignent de la difficulté à obtenir des informations sur les projets. Les garanties varient d’une opération à l’autre et sont généralement moins solides que celles proposées par une banque : il s’agit le plus souvent d’un nantissement de premier rang sur les actions de la société propriétaire du projet, parfois d’un engagement de la société mère, parfois d’aucune garantie mentionnée. Dans le cadre d’un programme de 229 mégawatts, le prêt issu du financement participatif vient en second lieu après une dette bancaire de 261 millions d’euros. En cas de défaillance d’un emprunteur, la solution prévue par la plateforme consiste à permettre aux prêteurs de faire appel à une agence de recouvrement.
Investir est gratuit. Lendosphere ne facture aucun frais d’adhésion, aucun frais de gestion ni aucun frais sur les remboursements. Le seul frais appliqué est de 1 % si vous effectuez un versement puis le retirez sans l’investir. Il n'y a pas de frais de revente, car il n'existe pas de marché de revente. Ce sont les entreprises porteuses de projets qui paient : 2 % à 6 % du montant levé, des frais de gestion annuels de 0,2 % à 1 % de l'encours, ainsi que des frais de mise en place compris entre 3 000 et 5 000 euros. La fiscalité représente le véritable coût pour les résidents français : la plateforme prélève 31,4 % à la source, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de charges sociales. Les personnes à faibles revenus peuvent demander à être exonérées de la partie relative à l’impôt sur le revenu, ne conservant ainsi que les 18,6 %.
Sur Trustpilot, Lendosphere obtient une note de 3,7 sur 5 sur la base de seulement 54 avis, dont 15 % lui attribuent une seule étoile. Les plaintes mentionnent des projets spécifiques : plus d’un an de retards de paiement chez RORI Partners, des délais de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour obtenir une réponse, et des remboursements parfois versés sur un compte bancaire erroné. Les critiques les plus sévères se trouvent sur le forum français MoneyVox, où un message daté du 29 novembre 2025 accusait la plateforme d'afficher des statistiques ne faisant état d'aucune procédure d'insolvabilité malgré des défauts de paiement avérés, affirmait que les réclamations formelles restaient sans réponse au-delà du délai promis de dix jours, et alléguait qu’une dizaine d’avis élogieux apparaissaient dans la semaine suivant la publication d’un avis négatif — il s’agit d’une allégation, et non d’un fait avéré. Le problème de transparence est fondé : la presse spécialisée a repris une affirmation selon laquelle il n’y avait « aucun défaut de paiement » en 2026, alors que la page de la plateforme elle-même faisait état d’une procédure d’insolvabilité et de trois projets présentant un retard de plus de six mois. Aucune autorité de régulation n’a sanctionné Lendosphere, et aucune procédure judiciaire à son encontre n’a été constatée.
Seule la moitié environ des fonds a été récupérée — 441 projets sur 809 ont été intégralement remboursés et 51 % du capital a été restitué — de sorte que la majeure partie du portefeuille doit encore faire ses preuves, et les portefeuilles solaires pré-planifiés vendus en 2025 et 2026 ne présenteront pas de problèmes avant 2027-2029. Par ailleurs, les deux emprunteurs en difficulté ne sont pas du tout des centrales électriques : Akrocean mesure les conditions de vent en mer et RORI concernait un crédit lié à l’efficacité énergétique des bâtiments et à l’immobilier. Aucun projet solaire, éolien, de biogaz ou de réseau de chaleur financé par Lendosphere n’a fait l’objet d’une procédure d’insolvabilité.