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đŸ‡«đŸ‡· France Crowdfunding Market Report 2026 : 📈 Tendances, 🏩 Plateformes & đŸ’¶ OpportunitĂ©s pour les investisseurs.

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24 décembre 2025

Aperçu du marché français du crowdfunding général

La France est l'un des principaux centres europĂ©ens du crowdfunding. En 2022, les plateformes françaises ont collectĂ© un montant record de 1,02 milliard d'euros (tous modĂšles confondus), soit un bond de 62 % par rapport Ă  2021. La majeure partie de cette somme a Ă©tĂ© collectĂ©e par le biais de prĂȘts. Selon l'ESMA, la France (avec 30 fournisseurs) a levĂ© plus de fonds que n'importe quel autre pays de l'UE en 2023. Cependant, la croissance a rĂ©cemment ralenti : La collecte de 2023 a Ă©tĂ© infĂ©rieure Ă  celle de 2022 (le premier semestre 2024 a vu ~830M€ contre 1 023M€ au S1 2023). Cela reflĂšte des taux d'intĂ©rĂȘt plus Ă©levĂ©s et une prudence Ă©conomique plus large.

Les projets immobiliers dominent le crowdfunding français. Au S1 2024, les investissements immobiliers reprĂ©sentaient environ 55% du volume total de crowdfunding. De 2017 Ă  2022, le crowdfunding immobilier a explosĂ©, passant de 66,5 M€ Ă  1,289 Md€ (avant de se tasser Ă  1,026 Md€ en 2023). Les Ă©nergies renouvelables (solaire, Ă©olienne, hydraulique) constituent un autre grand secteur : Les plateformes françaises ont mobilisĂ© des centaines de millions pour des projets d'Ă©nergie propre. Ensemble, l'immobilier et l'Ă©nergie verte ont reprĂ©sentĂ© environ trois quarts des volumes de crowdlending en France en 2020. Parmi les autres secteurs importants figurent les startups numĂ©riques et les PME (via l'equity crowdfunding), les initiatives culturelles et sociales et, de plus en plus, les projets agricoles et artisanaux.

L'Ă©cosystĂšme fintech français est mature : des dizaines de plateformes y opĂšrent, couvrant le financement par actions, par emprunt et par l'immobilier. En fait, de nombreuses grandes plateformes françaises proposent plusieurs modĂšles sur un mĂȘme site (equity, crowdlending, immobilier, etc.) afin d'attirer davantage d'investisseurs. Par exemple, WiSEED (fondĂ©e en 2009) propose des actions, des prĂȘts et des projets verts ; Anaxago s'occupe de l'immobilier et des fonds propres des startups ; Tudigo et Lita.co combinent les fonds propres et les prĂȘts pour les entreprises locales et les projets Ă  impact. Le crowdfunding basĂ© sur le don et la rĂ©compense (via des plateformes comme KissKissBankBank et Ulule) reste Ă©galement populaire pour les projets crĂ©atifs et communautaires.

Des dĂ©veloppements rĂ©cents soulignent l'ampleur et la dynamique du marchĂ©. Les investissements soucieux du climat ont augmentĂ© : par exemple, la plateforme Lendopolis de BPCE a financĂ© plus de 218 millions d'euros pour des projets d'Ă©nergie verte et d'immobilier. Des sorties trĂšs médiatisées, comme l'acquisition du crowdlender d'énergie renouvelable Lumo par la Société Générale (2018), témoignent de l'intérĂȘt du grand public. La crise du COVID-19 a briĂšvement fait grimper les prĂȘts aux entreprises garantis par l'État, mais ceux-ci ne reprĂ©sentent qu'une faible part du crowdfunding. En rĂ©sumĂ©, la France offre un paysage dynamique en matiĂšre de crowdfunding, avec un fort potentiel de croissance pour les investisseurs particuliers avisĂ©s qui cherchent Ă  aller au-delĂ  des banques traditionnelles. 😊

Environnement réglementaire et associations de crowdfunding en France

Le crowdfunding en France est Ă©troitement rĂ©glementĂ© pour protĂ©ger les investisseurs. Depuis novembre 2021, la France a adoptĂ© le rĂšglement de l'UE sur les prestataires de services de crowdfunding (ECSP). Toutes les plateformes françaises qui mettent en relation des emprunteurs et des prĂȘteurs ou qui placent des titres (prĂȘts, obligations, actions) doivent obtenir un agrément de prestataire de services de crowdfunding (PSFC ) auprĂšs de l'Autorité des marchés financiers (AMF). En pratique, les plateformes s'enregistrent auprĂšs de l'AMF (et donnent Ă  l'ACPR le contrĂŽle des activitĂ©s de crĂ©dit) pour opĂ©rer lĂ©galement. Le crowdfunding sans agrĂ©ment est une infraction pĂ©nale (en vertu des articles L573-12 du code monĂ©taire et financier).

En vertu de la lĂ©gislation française, chaque offre de crowdfunding est limitĂ©e Ă  5 millions d'euros par projet et par an. Les plateformes doivent fournir des avertissements clairs sur les risques et des informations sur les projets. Les projets d'investissement en capital sont soumis au contrĂŽle de l'AMF (avec des rĂšgles de transmission des ordres des clients), et les projets de prĂȘt nĂ©cessitent l'approbation de l'AMF et de l'ACPR. Les rĂšgles de protection des investisseurs comprennent des contrĂŽles d'adĂ©quation et des avertissements pour les investissements Ă  haut risque ; par exemple, il est souvent conseillĂ© aux investisseurs particuliers de ne pas dĂ©passer 10 % de leur patrimoine net en actifs illiquides de crowdfunding. Il existe Ă©galement de gĂ©nĂ©reuses incitations fiscales : les investissements en capital dans les PME françaises Ă©ligibles peuvent bĂ©nĂ©ficier d'une rĂ©duction d'impĂŽt sur le revenu au titre de l 'IR-PME (jusqu'Ă  30 Ă  50 % du montant investi pour les investisseurs rĂ©sidents) et peuvent ĂȘtre dĂ©tenus sur un compte PEA-PME bĂ©nĂ©ficiant d'avantages fiscaux. De mĂȘme, les prĂȘts accordĂ©s Ă  des projets respectueux de l'environnement peuvent offrir des intĂ©rĂȘts exonĂ©rĂ©s d'impĂŽt sous certaines conditions.

Parmi les Ă©tapes juridiques importantes figurent l'ordonnance du 22 dĂ©cembre 2021 et le dĂ©cret du 1er fĂ©vrier 2022, qui ont mis Ă  jour les rĂšgles françaises pour les adapter au PEA-PME. Ces textes ont supprimĂ© les anciens rĂ©gimes du "conseiller en crowdfunding" et des minibons, et ont prĂ©cisĂ© qu'Ă  partir du 10 novembre 2023, seules les plateformes agréées par le CSP pourront exercer leurs activitĂ©s. L'ACPR supervise dĂ©sormais les aspects techniques de la facilitation des prĂȘts.

Le secteur est organisé par des associations, Financement Participatif France (FPF ) étant la principale association professionnelle. FPF (fondée en 2012) rassemble ~150 membres - environ 70 plateformes plus des fournisseurs de services et des banques. FPF fait du lobbying sur les questions réglementaires et promeut les meilleures pratiques. Il existe également des groupes génériques de fintech comme France FinTech, mais FPF est l'organisme spécialisé dans le crowdfunding. En résumé, le cadre réglementaire français (contrÎle de l'AMF et de l'ACPR, agrément du PECS, protection des investisseurs) est l'un des plus stricts d'Europe, offrant aux investisseurs individuels et aux fondateurs de projets des rÚgles et des garanties claires.

Financement participatif français (startups et PME)

Ce que c'est : dans le cadre de l'equity crowdfunding, les investisseurs achÚtent des actions (ou des instruments convertibles) dans des sociétés privées. En France, il s'agit principalement de financer de jeunes startups et de petites PME qui ont besoin de capital de croissance. Pour les investisseurs, ce type de financement offre un potentiel de rendement élevé (grùce à des sorties éventuelles) et des avantages fiscaux, mais aussi un risque élevé et de longues périodes d'immobilisation. L'equity crowdfunding ne représente encore qu'une petite partie du marché (souvent 5 à 10 %), mais il connaßt une croissance réguliÚre.

Tendances/spĂ©cificitĂ©s : Le crowdfunding français a Ă©tĂ© stimulĂ© par de gĂ©nĂ©reux avantages fiscaux pour les investissements dans les PME. Les grandes plateformes examinent soigneusement les startups et n'acceptent que 1 % des candidats (ce qui protĂšge les investisseurs). Les investissements commencent gĂ©nĂ©ralement autour de 100 Ă  1 000 euros afin d'encourager la participation des particuliers. Les secteurs typiquement financĂ©s sont la fintech, la biotech, la greentech, le SaaS et, de plus en plus, les entreprises sociales. Tendances notables : co-investissement avec le capital-risque (afin que les petits investisseurs puissent soutenir les mĂȘmes opĂ©rations que les professionnels) et augmentation de l'investissement par la foule dans les entreprises sociales/Ă©cologiques (via des plateformes "d'impact").

Principales plateformes :

  • WiSEED (Paris, est. 2008) a Ă©tĂ© la premiĂšre grande plateforme d'investissement en France. Elle couvre dĂ©sormais les startups technologiques, l'immobilier et les projets Ă©nergĂ©tiques sous un mĂȘme toit. WiSEED a une longue expĂ©rience - plus de 430 millions d'euros levĂ©s pour 856 projets. Elle propose des prises de participation de la phase d'amorçage Ă  la phase de croissance et parfois des obligations convertibles de type dette(voir l'aperçu de l'IA).
  • Anaxago (Paris, 2012) mĂ©lange les capitaux propres et l'immobilier. Il exige un minimum de 1 000 euros et annonce un rendement de 4 Ă  7 % pour les prĂȘts, mais propose Ă©galement des transactions en actions. Anaxago est devenue une rĂ©fĂ©rence pour les promoteurs immobiliers et les entreprises technologiques. Elle effectue des vĂ©rifications prĂ©alables rigoureuses sur les transactions(voir l'aperçu de l'IA).
  • Sowefund ( Paris, 2014) se concentre sur les startups technologiques et d'impact. Il permet aux investisseurs individuels de co-investir aux cĂŽtĂ©s de VC et de business angels, avec des rĂšgles d'investissement Ă  partir d'environ 100 €. Sowefund met en avant des avantages fiscaux (jusqu'Ă  ~50% de rĂ©duction d'impĂŽt sur le revenu pour les investisseurs français) pour soutenir les PME(lire AI overview).
  • Tudigo (Troyes, 2012) est une plateforme communautaire pour les entreprises locales. Elle propose des investissements en fonds propres et en prĂȘts dans des PME et mĂȘme des projets communautaires. Depuis son lancement, Tudigo a levĂ© environ 180 millions d'euros pour plus de 250 projets (magasins de dĂ©tail, usines, installations de production d'Ă©nergie renouvelable, etc. Les investissements minimums sont d'environ 1 000 euros et certaines offres sont assorties d'avantages fiscaux PEA/IR-PME. Tudigo met l'accent sur "l'impact territorial" en finançant des commerces, des artisans et des projets verts dans les rĂ©gions françaises(voir l'aperçu de l'IA).
  • Lita.co (Paris, 2010) est une plateforme d'impact-investissement de premier plan (dĂ©sormais Ă  l'Ă©chelle europĂ©enne). Sans ĂȘtre purement "venture", Lita permet aux citoyens d'investir dans des startups et des fonds sociaux/environnementaux. Elle propose des prises de participation ou des emprunts dans des entreprises telles que l'agriculture biologique, les coopĂ©ratives d'Ă©nergie propre et les entreprises sociales. Lita est membre du FPF et a organisĂ© de nombreux tours de table rĂ©ussis.

Chaque plateforme procĂšde Ă  une sĂ©lection rigoureuse des opportunitĂ©s. Par exemple, Sowefund passe en revue environ 100 startups pour chacune de celles qu'elle soutient, de sorte que seules les meilleures affaires parviennent aux investisseurs. Aucun retour n'est garanti - il s'agit de paris Ă  haut risque et Ă  haut rendement. Les investisseurs doivent ĂȘtre prĂȘts Ă  immobiliser de l'argent pendant des annĂ©es, avec le risque d'une perte totale. NĂ©anmoins, l'equity crowdfunding permet aux Français d'accĂ©der au succĂšs potentiel d'une startup (avec la satisfaction de "financer l'avenir de l'innovation").

Le crowdfunding immobilier français

Le crowdfunding immobilier permet aux investisseurs de mettre en commun des fonds pour financer des projets de dĂ©veloppement ou de rĂ©novation. En gĂ©nĂ©ral, les investisseurs accordent des prĂȘts ou des obligations aux promoteurs immobiliers (parfois des parts dans des sociĂ©tĂ©s civiles immobiliĂšres). Les intĂ©rĂȘts ou les bĂ©nĂ©fices sont versĂ©s sous forme de revenus fixes ou de plus-values lors de la vente du bien immobilier. En France, il s'agit du segment le plus important du crowdfunding.

Tendances / spĂ©cificitĂ©s : Le crowdfunding immobilier français a explosĂ© de 2017 Ă  2022, avec 1,289 Md€ investis pour la seule annĂ©e 2022. Les projets Ă©tant tangibles (appartements, bureaux, hĂŽtels), les investisseurs français y voient une classe d'actifs familiĂšre. Cependant, la hausse des taux d'intĂ©rĂȘt a ralenti la demande ; les flux entrants en 2023 ont chutĂ© Ă  ~1,0 milliard d'euros. Les rendements sont souvent compris entre 6 et 12 % par an. Selon l'AMF, les retards ont rĂ©cemment augmentĂ© (environ 30% des projets actifs Ă©taient en retard au dĂ©but de 2024 ) , de sorte que les investisseurs accordent dĂ©sormais plus d'attention aux antĂ©cĂ©dents des projets.

Principales plateformes :

  • Homunity ( Paris, 2014) - Une plateforme immobiliĂšre de premier plan. Homunity a financĂ© 449 projets pour un total de 380 millions d'euros depuis sa crĂ©ation. Elle se concentre sur les dĂ©veloppements rĂ©sidentiels et commerciaux, avec un minimum de 1 000 € et un rendement moyen annoncĂ© de ~9,2 %. Homunity a Ă©tĂ© rachetĂ© par un fonds d'investissement privĂ© (Tikehau Capital). Elle se targue d'une sĂ©lection rigoureuse des projets et de rapports frĂ©quents Ă  l'intention des investisseurs(lire AI overview).
  • Fundimmo (Villeurbanne, 2014) - AxĂ©e sur les prĂȘts aux promoteurs immobiliers. Elle a financĂ© 451 projets (~318M€ au total). Fundimmo Ă©met des prĂȘts obligataires (min. 1.000 €), principalement pour des constructions rĂ©sidentielles et de bureaux. Son rendement moyen pondĂ©rĂ© est d'environ 9,2 %. Les investisseurs reçoivent des dossiers dĂ©taillĂ©s sur les projets et des mises Ă  jour rĂ©guliĂšres (lire AI overview).
  • Upstone (Bordeaux, 2015) - ModĂšle d'investissement Ă  partir de 100 €. Upstone propose des participations en dette et en capital dans des projets immobiliers français. Il est entiĂšrement numĂ©rique et met l'accent sur la transparence. Upstone a financĂ© 145 projets (~95M€ au total), visant un rendement moyen de ~11,6%. Son ticket d'entrĂ©e exceptionnellement bas (100€) le rend accessible aux "petits" investisseurs.
  • Bricks.co (Paris, 2021) - Un nouveau venu qui dĂ©mocratise l'immobilier. Bricks permet d'investir Ă  partir de 10 euros dans des obligations adossĂ©es Ă  des biens immobiliers. Il s'est rapidement dĂ©veloppĂ© pour atteindre plus de 600 000 membres et 190 millions d'euros financĂ©s dans plus de 200 projets bricks.co. Il est rĂ©glementĂ© par l'AMF et offre des intĂ©rĂȘts mensuels sur les prĂȘts immobiliers. Ce point d'entrĂ©e trĂšs bas est particuliĂšrement attractif pour les investisseurs dĂ©butants.
  • Monego ( Lyon, 2015) - Cible la dette immobiliĂšre pour les nouveaux dĂ©veloppements. Monego accepte des investissements de 1 000 € minimum dans des projets immobiliers municipaux par le biais de prĂȘts libellĂ©s en euros. Il suit le cadre de l'ECSP et s'adresse aux Ă©pargnants individuels Ă  la recherche de rendements stables.
  • (Autres): Homunity, Fundimmo, Upstone, Bricks et Monego sont des exemples, mais la France compte des dizaines de plateformes immobiliĂšres plus petites (par exemple Lymo, CITESIA, Raizers, etc.), chacune spĂ©cialisĂ©e dans des marchĂ©s locaux ou des niches.

Chacune de ces plateformes vérifie les projets par le biais d'une vérification préalable. Les investisseurs prennent en compte les garanties (garanties intégrées ou préventes), les antécédents du promoteur et le calendrier. Les rendements peuvent prendre la forme d'un coupon fixe ou d'une participation aux bénéfices. Remarque : en France, le crowdfunding immobilier est souvent structuré sous la forme d'emprunts obligataires, et non d'une participation directe au capital. Les investisseurs doivent s'accommoder d'un certain manque de liquidité (les projets peuvent prendre de 12 à 36 mois). Néanmoins, le crowdfunding immobilier offre un moyen de posséder des parts de projets immobiliers français avec un capital relativement faible et des rendements attrayants.

Crowdlending français / PrĂȘt aux PME

Les plateformes de crowdlending (prĂȘt aux entreprises) mettent en relation des investisseurs individuels avec des prĂȘts aux petites et moyennes entreprises. Les entrepreneurs français utilisent ces prĂȘts Ă  des fins d'investissement ou de fonds de roulement, et les investisseurs reçoivent des paiements d'intĂ©rĂȘts. Il s'agit d'une catĂ©gorie dominante sur le marchĂ© français.

Tendances/SpĂ©cificitĂ©s : L'investissement typique du crowdlending est une obligation Ă  taux fixe ou un billet de prĂȘt (l'investissement minimum est souvent de 20 Ă  1 000 euros). La plupart des prĂȘts ont une durĂ©e de 1 Ă  5 ans. En France, de nombreuses plateformes de prĂȘt se concentrent sur un domaine particulier: certaines prĂȘtent spĂ©cifiquement aux projets d'Ă©nergie verte, d'autres Ă  l'hĂŽtellerie ou aux PME locales. Les prĂȘts aux PME ont connu une forte croissance jusqu'en 2022, puis se sont stabilisĂ©s. Les dĂ©fauts existent, mais les plateformes proposent souvent des mĂ©canismes de rachat ou d'assurance. Tendances sectorielles : les projets durables (Ă©nergie, efficacitĂ©) sont populaires en raison de l'attrait social et souvent des incitations fiscales ; les secteurs traditionnels (construction, services) empruntent Ă©galement via ces plateformes.

Principales plateformes :

  • October (Paris, 2014) - La plus grande plateforme de prĂȘt aux PME en France (anciennement Lendix). October propose des prĂȘts d'une durĂ©e de 2 Ă  7 ans aux PME europĂ©ennes avec un faible taux d'entrĂ©e (Ă  partir de 20 euros). Elle a levĂ© plus de 821 millions d'euros pour les entreprises (en date d'octobre 2022). October collabore avec des banques et des institutions pour garantir les prĂȘts, ce qui les rend plus sĂ»rs. Les investissements sont des prĂȘts d'entreprise non garantis, le risque dĂ©pend donc de la santĂ© de l'entreprise. October opĂšre dans toute l'Europe, mais est enregistrĂ© en France et trĂšs actif dans les PME françaises.
  • Lendopolis (Paris, 2010) - Filiale de la Banque Populaire, Lendopolis est spĂ©cialisĂ©e dans les prĂȘts aux Ă©nergies renouvelables et Ă  l'immobilier. C'est l'un des leaders français du crowdlending avec 218 millions d'euros financĂ©s et ~56 000 membres investisseurs. Les rendements proviennent des intĂ©rĂȘts fixes des prĂȘts, gĂ©nĂ©ralement de 6 Ă  11 %. Lendopolis soutient les projets français d'Ă©nergie verte (fermes solaires/Ă©oliennes) et d'immobilier local. Il offre mĂȘme des fonctionnalitĂ©s telles qu'un outil d'auto-investissement et un marchĂ© secondaire(lire AI overview).
  • Les Entreprêteurs (Paris, 2010) - Pionnier du prêt aux entreprises en peer-to-peer, avec un accent social / local. Ils prĂȘtent aux PME françaises et Ă  des causes locales occasionnelles. Il a financĂ© des centaines de projets (non citĂ©s ici), soulignant souvent l'impact rĂ©gional et votant sur les projets. Les retours sur investissement se font par le biais des intĂ©rĂȘts des prĂȘts(voir l'aperçu d'AI).
  • Monego ( Lyon, 2015) - Bien que mentionnĂ© dans la rubrique immobiliĂšre, Monego Ă©met Ă©galement des obligations pour des infrastructures Ă©ducatives et environnementales (bien qu'il s'agisse principalement de biens immobiliers).
  • Parmi les autres plateformes notables, citons Lendosphere (prĂȘts pour les Ă©nergies renouvelables uniquement), Enerfip (projets d'Ă©nergies renouvelables et sociales), Kiwai Normandie (axĂ© sur les projets verts en Normandie) et KOCORIKO (aide les restaurants). Beaucoup d'entre elles ont des angles d'attaque de niche.

En rĂ©sumĂ©, les plateformes françaises de crowdlending pour les PME permettent Ă  tout investisseur adulte de l'UE/Suisse/Canada de financer des prĂȘts aux entreprises Ă  partir de quelques dizaines d'euros. Elles portent gĂ©nĂ©ralement des numĂ©ros d'agrĂ©ment ECSP (par exemple le numĂ©ro ACPR d'octobre [36†L113-L121]). Ces plateformes sont soumises aux contrĂŽles de l'AMF et de l'ACPR ; elles doivent donc publier des tableaux de risques et ne peuvent pas promettre des rendements exagĂ©rĂ©ment Ă©levĂ©s. Les rendements des prĂȘts sont souvent supĂ©rieurs de quelques pourcents aux taux bancaires. Pour les investisseurs particuliers, elles permettent de diversifier le portefeuille par rapport aux dĂ©pĂŽts bancaires.

PrĂȘts de particulier Ă  particulier en France (emprunteurs privĂ©s)

Ce secteur est aujourd'hui relativement restreint en France. Il comprenait autrefois les prĂȘts personnels via les rĂ©seaux P2P, mais la rĂ©glementation française et l'Ă©volution du marchĂ© ont largement dĂ©placĂ© les prĂȘts Ă  la consommation vers les sociĂ©tĂ©s de crĂ©dit rĂ©glementĂ©es. L'exemple le plus connu est celui de Younited Credit (anciennement Prêt d'Union), qui facilitait les prêts personnels en ligne. Younited opĂšre dĂ©sormais en tant que prĂȘteur agréé/fintech, et non en tant que place de marchĂ© peer-to-peer.

Aujourd'hui, les prĂȘts P2P purs aux particuliers sont rares en France. Toute plateforme qui le ferait devrait obtenir une licence de l'AMF/ACPR et s'enregistrer en tant que prĂȘteur. Il existe quelques prĂȘteurs communautaires pour les particuliers (par exemple, Credit.fr se concentre sur les projets publics), mais la plupart des prĂȘts Ă  la consommation sont gĂ©rĂ©s par des banques ou des fintechs agréées.

Ainsi, contrairement au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les investisseurs particuliers français n'ont pas beaucoup d'options directes de prĂȘts personnels P2P ; les principales opportunitĂ©s pour les prĂȘteurs quotidiens sont les plateformes de prĂȘts aux PME/entreprises (comme ci-dessus) et les prĂȘts de type investissement (qui sont traitĂ©s dans le cadre du crowdlending).

Crowdfunding de dons en France

Ce modĂšle permet de collecter des fonds par le biais de dons (sans contrepartie financiĂšre) pour des projets caritatifs, culturels ou communautaires. Il s'adresse aux personnes qui souhaitent soutenir une cause ou une idĂ©e crĂ©ative plutĂŽt que de gagner de l'argent. Les donateurs peuvent recevoir des rĂ©compenses non monĂ©taires mineures (par exemple, des remerciements, des copies de l'Ɠuvre achevĂ©e), mais gĂ©nĂ©ralement pas de participation aux bĂ©nĂ©fices.

Tendances/spécificités : Le crowdfunding par le don est trÚs populaire en France, en particulier pour les projets culturels, artistiques, sociaux et éducatifs. La France a un fort engagement civique dans ces domaines. Les plateformes collaborent souvent avec des organisations artistiques, des écoles, des organisations à but non lucratif et des initiatives locales. Les objectifs de la campagne vont de quelques milliers d'euros (expéditions scolaires, jardins communautaires) à plusieurs millions (festivals de cinéma, musées). Ce modÚle a connu une croissance importante pendant le COVID, lorsque de nombreuses organisations caritatives ont cherché à obtenir des fonds en ligne. Les lois fiscales l'encouragent également : les dons aux associations caritatives agréées sont déductibles des impÎts des donateurs.

Principales plateformes :

  • HelloAsso (Paris, 2010) - La plus grande plateforme française de dons pour les associations. Elle est gratuite pour les associations (les donateurs paient un pourboire facultatif Ă  HelloAsso). Plus de 100 000 organisations l'utilisent pour collecter des dons et des adhĂ©sions. Les projets couvrent l'aide sociale, les clubs sportifs, l'Ă©ducation, etc.
  • Leetchi (Paris, 2009) - Il ne s'agit pas d'une plateforme de projets traditionnelle, mais d'un service de "cagnotte". Les utilisateurs crĂ©ent des fonds (par exemple pour des anniversaires, des voyages, des causes personnelles) et les partagent. Leetchi compte 22 millions d'utilisateurs et prĂšs d'un milliard d'euros ont transitĂ© par ses cagnottes. Il est utilisĂ© aussi bien par les particuliers que par les ONG.
  • WeDoGood (Paris, 2014) - Crowdfunding pour les entrepreneurs sociaux/environnementaux. Il permet de faire des dons ou des contributions Ă  des projets qui ont un impact social. Il propose un "compte d'Ă©pargne" dont les intĂ©rĂȘts sont reversĂ©s Ă  des projets Ă©cologiques.
  • BlueBees (Paris, 2009) - SpĂ©cialisĂ© dans les projets d'agriculture et d'alimentation durables. Il propose des options de don et d'emprunt. BlueBees permet Ă  tout un chacun de financer des agriculteurs ou des producteurs de denrĂ©es alimentaires dans le monde entier. Il est fier de son impact : tous les projets doivent respecter des critĂšres Ă©cologiques et sociaux.
  • Proarti (Dijon, 2016) - Se concentre sur la culture et les arts. Les artistes et les associations culturelles collectent des fonds pour des projets spĂ©cifiques (albums, expositions, piĂšces de théùtre) et les donateurs reçoivent des rĂ©compenses (par exemple des billets, des souvenirs).

Les plateformes de dons françaises exigent une simple vĂ©rification de l'identitĂ© des collecteurs de fonds ; les donateurs ne reçoivent pas de retours financiers, de sorte que les rĂšgles juridiques sont plus lĂ©gĂšres que pour les sites d'investissement. Toutefois, l'AMF/ACPR continue de superviser toute utilisation de leur outil en ligne. Pour les particuliers, le crowdfunding par le don signifie donner pour des causes auxquelles ils croient. La "rĂ©compense" peut ĂȘtre un remerciement sincĂšre, un produit fait Ă  la main ou la satisfaction d'aider un projet communautaire.

Crowdfunding français basé sur la récompense

Le crowdfunding basé sur les récompenses ressemble au crowdfunding basé sur les dons, mais les bailleurs de fonds reçoivent des récompenses tangibles (généralement des produits ou des services) en échange de leurs contributions. Pensez à Kickstarter/Indiegogo : vous financez la préproduction d'un gadget, d'un album, d'un film ou d'un jeu et vous obtenez en retour le produit fini ou un avantage exclusif. Il s'agit d'un hybride entre le commerce et le crowdfunding.

Tendances/spécificités : En France, le crowdfunding rémunéré pour les industries créatives est en plein essor. La musique, le cinéma, les jeux vidéo, les gadgets technologiques et les produits artisanaux y ont souvent recours. Le succÚs dépend souvent de la viralité et du soutien de la communauté. Ce modÚle a connu un essor fulgurant avec les plateformes mondiales, mais la France a ses propres leaders. Il est important de noter que les nouvelles rÚgles européennes (ECSP) ne réglementent pas le financement par récompense pure (puisqu'aucun actif financier n'est échangé). Il s'agit essentiellement d'une plateforme de transactions de détail.

Principales plateformes :

  • KissKissBankBank (Paris, 2009) - La premiĂšre plateforme de rĂ©compense/don en France. Elle compte plus de 3 millions d'utilisateurs et a financĂ© des dizaines de milliers de projets (artistiques, technologiques, sociaux) par le biais de rĂ©compenses. Les donateurs obtiennent gĂ©nĂ©ralement un accĂšs anticipĂ© ou des Ă©ditions exclusives du produit de la campagne.
  • Ulule (Paris, 2010) - Une autre grande plateforme gĂ©nĂ©raliste. Les campagnes Ulule vont des films et albums indĂ©pendants aux produits durables. Elle se concentre sur les entreprises crĂ©atives et est particuliĂšrement populaire pour les projets communautaires (par exemple, les entreprises locales, les causes sociales) en raison des outils de promotion intĂ©grĂ©s.
  • Miimosa (Paris, 2013) - MĂ©lange de rĂ©compense et de don spĂ©cifiquement pour l'agriculture et l'agroalimentaire. Les agriculteurs l'utilisent pour vendre leurs rĂ©coltes Ă  l'avance, proposer des sĂ©jours Ă  la ferme ou obtenir des prĂȘts de la part de sympathisants. Il a mobilisĂ© plus de 120 millions d'euros pour des projets agricoles (prĂȘts ou dons avec rĂ©compenses).
  • WeDoGood est Ă©galement Ă  cheval entre le don et la rĂ©compense, offrant des rĂ©compenses symboliques pour des projets sociaux.
  • Kengo (Paris, 2012) - Se concentre sur les innovations dans le domaine de l'automobile et de la mobilitĂ©. Les donateurs soutiennent des projets de nouveaux vĂ©hicules ou d'applications de mobilitĂ©.

Pour les investisseurs particuliers, le reward crowdfunding est moins une question d'investissement que de commerce ou de charité. Les gens "soutiennent" des projets pour recevoir de nouveaux produits sympas, soutenir un artiste ou défendre une cause. Il n'y a pas d'attente de profit ni de risque de perte, mais les donateurs doivent faire confiance au créateur pour qu'il tienne ses promesses. Les plateformes publient généralement un "taux de réussite" des projets, mais les bailleurs de fonds se fient aux descriptions et aux mises à jour des projets.

Niches françaises spécialisées dans le crowdfunding

Au-delĂ  des catĂ©gories principales, la France dispose de plateformes pour des marchĂ©s de niche oĂč la culture ou l'expertise française est forte. Ces plateformes spĂ©cialisĂ©es combinent souvent des Ă©lĂ©ments d'autres modĂšles (par exemple, l'Ă©quitĂ© ou le prĂȘt) mais se concentrent sur un thĂšme.

Énergies renouvelables et investissement d'impact en France

La France est à la pointe du crowdfunding dans le domaine des énergies propres. L'accent est mis sur le cofinancement de la transition énergétique :

  • Lumo (Nantes, 2011) - Pionnier du crowdlending pour les Ă©nergies renouvelables. Les citoyens financent des fermes solaires, des Ă©oliennes, etc. via des prĂȘts Ă  taux fixe. Acquise par la SocGen en 2018, Lumo offrait des rendements ~2,5-7%. Elle a mobilisĂ© des dizaines de millions pour des projets verts avant l'intĂ©gration dans le rĂ©seau de la banque.
  • Enerfip (Paris, 2011) - Se concentre Ă©galement sur les projets de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique (solaire, hydroĂ©lectrique, bio) et sociale. Il est soutenu par un rĂ©seau bancaire (BNP Paribas). Il propose un financement par obligations (Ă  partir de 100 euros) avec des rendements modestes. Enerfip a financĂ© des dizaines de projets en France et Ă  l'Ă©tranger (lire AI overview).
  • Lendosphere (Nantes, 2014) - SpĂ©cialisĂ©e dans le financement de projets Ă©oliens, solaires et gĂ©othermiques. Elle fonctionne comme une plateforme de crowdlending : les utilisateurs prĂȘtent Ă  des taux fixes. Lendosphere a financĂ© plus de 250 millions d'euros de projets d'Ă©nergie verte (voir l'aperçu de l'IA).
  • Kiwaï (Besançon, 2017) - Une initiative rĂ©gionale (Bretagne) pour les projets Ă©nergĂ©tiques locaux. Elle accepte les petits prĂȘts des membres de la communautĂ© pour financer la production d'Ă©nergie.

Plateformes françaises de crowdfunding en capital d'impact :

  • Lita.co, mentionnĂ©e plus haut, est Ă©galement sur ce crĂ©neau. Bien qu'elle accepte des capitaux propres ou des dettes dans des startups, elle soutient exclusivement des entreprises ayant un impact positif mesurable (Ă©nergies renouvelables, Ă©conomie circulaire, inclusion sociale). Pour les investisseurs soucieux de l'impact, Lita.co (basĂ© Ă  Paris) est une passerelle pour "faire du bien en faisant du bien".

Plateformes françaises de crowdfunding pour l'art et les objets de collection

  • Proarti (Dijon, 2016) - Crowdfunding pour l'art et la culture. Les investisseurs financent des albums de musique, des expositions ou des films. En retour, ils reçoivent des rĂ©compenses (CD, billets VIP, etc.), bien que les grands donateurs puissent parfois obtenir une participation dans un "fonds d'art" (trĂšs rare). Il s'agit essentiellement d'un modĂšle de don/rĂ©compense.
  • WeDoGood (Ă©galement citĂ© ci-dessus) - dispose d'une catĂ©gorie pour les projets artistiques. Il n'est pas axĂ© sur le profit, mais les sponsors peuvent obtenir des tirages d'art ou des visionnages en avant-premiĂšre.
  • Mecenova (Marseille, 2011) - Le crowdfunding par le don est axĂ© sur les projets patrimoniaux et artistiques d'intĂ©rĂȘt public. Les donateurs reçoivent des reçus fiscaux. Il s'agit plutĂŽt de mĂ©cĂ©nat.

Ce secteur s'adresse à des investisseurs désireux de soutenir la culture et les arts français. Ils ne s'attendent pas forcément à des retours financiers, mais les plateformes s'associent parfois à des banques pour proposer de petites obligations à taux fixe dans le cadre de projets culturels (la campagne "La France a un incroyable talent" de M6 a récemment proposé des obligations par l'intermédiaire d'Anaxago).

Plateformes de crowdfunding pour l'agriculture, le vin et les boissons en France

Les traditions culinaires et agraires de la France ont donné naissance à plusieurs plateformes :

  • Miimosa (voir ci-dessus) - don/rĂ©compense pour l'agriculture. Si vous aimez la nourriture locale ou l'agriculture durable, vous pouvez financer la rĂ©colte d'un domaine viticole ou une nouvelle ferme biologique.
  • BlueBees (voir ci-dessus) - finance exclusivement l'alimentation et l'agriculture durables. Les investisseurs peuvent financer une coopĂ©rative agricole en Afrique par le biais d'un prĂȘt participatif ou acheter des rĂ©coltes biologiques Ă  l'avance. Il s'agit essentiellement d'un systĂšme de capital/dette pour les coopĂ©ratives, avec un rendement social en guise de rĂ©compense.
  • Kocoriko (Lyon, 2014) - CoopĂ©rative de crowdfunding pour les restaurants et les entreprises alimentaires artisanales. Les clients investissent dans les cafés et les magasins (par le biais d'obligations) et reçoivent des intérĂȘts modestes et des avantages de fidélité. L'accent est mis sur l'expĂ©rience alimentaire locale.
  • La PremiĂšre Brique - Une plateforme normande pour les projets de construction, y compris les domaines oenotouristiques.
  • Wine Trusts - Un concept sur des plateformes comme Anaxago oĂč les investisseurs peuvent financer un vignoble en Ă©change d'une part de la valeur de la production future de vin (traitĂ©e comme une dette/obligation).

Ces plateformes spĂ©cialisĂ©es permettent aux partisans du "terroir" et de la durabilitĂ© de canaliser l'argent vers des projets qui leur tiennent Ă  cƓur. Outre les rendements potentiels (par exemple, certains prĂȘts agricoles rapportent 3 Ă  5 % d'intĂ©rĂȘts), les donateurs ont la fiertĂ© de soutenir des exploitations agricoles biologiques ou le patrimoine rĂ©gional.

En rĂ©sumĂ©, au-delĂ  des grandes catĂ©gories ci-dessus, les plateformes de crowdfunding françaises couvrent presque tous les secteurs - on peut trouver un site web pour les prĂȘts Ă©nergĂ©tiques, un site pour les moulins Ă  presse de village, et tout ce qui se trouve entre les deux. La diversitĂ© de l'Ă©cosystĂšme permet aux investisseurs particuliers d'investir dans des domaines qui correspondent Ă  leurs intĂ©rĂȘts, Ă  leurs valeurs et Ă  leur goĂ»t du risque.